Printemps de Bourges 2019

Exposition au Printemps de Bourges du 16 au 21 avril au Carré d'Auron dans l'espace Conseil Régional Centre-Val de Loire

Titre provisoire : futurotopies harmonieuses

Cette exposition ambitionne de tisser des liens entre l'invention des règles de l'harmonie au temps de la renaissance et les créateurs modernes, nouveaux luthiers, artistes, artisans qui inventent les instruments de musique d'aujourd'hui ou les appareils de notre quotidien, inspirés de ce moment historique marqué par la définition de principes humanistes, la soif de connaissance, la libre pensée aujourd'hui véhiculés par le numérique.

Wintergatan

Le manège à rythmes

Les machines sonores d'Ant1 et Al1

L'harmonographe de Laurent Malys

Les utopies mécaniques de Jonathan Sitthiphonh

Les hankdrums de Pilami

Instruments anciens

cf univ bourgogne

La lutherie synthétique actuelle

Présentation de 5 synthétiseurs emblématiques de la fabrication actuelle d'instruments :

Des boîtes à Yeah par centaines !

Guillaume de Machaut (version actuelle avec le Quatuor Machaut)

Thème : Renaissance

Idée : Lien avec la musique par le biais de l’harmonographe.

Contexte historique et musicologique :

On fait démarrer la Renaissance à la toute fin du XVIème siècle. En terme d’esthétique musicale cela correspond à une période où la tonalité telle que nous la connaissons aujourd’hui n’est pas encore établie. Entre observations scientifiques (héritées des Grecs) et conception philosophiques et religieuses, l’harmonie d’aujourd’hui se fraye un chemin.

L’harmonographe :

Il s’agit d’un dispositif constitué de deux pendules oscillant au dessus d’une table. Des bras articulés couplent les oscillations des pendules et un crayon trace sur la table la composition de ces mouvements. Des figures géométriques apparaissent.

Matérialiser le phénomène sonore :

-D’une part, construire un monocorde, c’est à dire une corde tendue entre deux points fixe. Sous la corde, une réglette permet de noter les fractions de la distance de la corde. On attribue à Pythagore les observations menées sur cet instrument, et notamment l’étude des fractions entières de la corde. Par exemple, si l’on impose un mouvement nul à la moitié de la corde et que l’on excite une des parties, on la corde vibrera deux fois plus vite que la corde libre, et le son sera perçu comme deux fois plus aigu que celui de la corde libre. On peut poursuivre ces observations sur les autres fractions entières (1/3, 1/4, /5, etc.). Plus tard, les travaux de Joseph Fourier permettront d’analyser les sons périodiques comme une somme de multiples de la fréquence fondamentale(que l’on appelle des harmoniques).

-D’autre part, faire fonctionner un harmonographe : on peut observer le couplage de deux pendules, et visualiser le mouvement composé de deux rapports harmoniques (entier). Par exemple, que donne le couplage entre une période de 1 seconde et une période d’une demi-seconde ?

Pour terminer, on peut trouver un moyen de sonifier l’installation (amplifier le son su monocorde, le faire vibrer à la fréquence de l’harmonographe)

Compléter l’installation par quelques panneaux explicatifs, et parler de la Musique des Sphères : « L’harmonie des sphères ou Musique des Sphères est une théorie d'origine pythagoricienne, fondée sur l'idée que l'univers est régi par des rapports numériques harmonieux, et que les distances entre les planètes dans la représentation géocentrique de l'univers — Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, sphère des fixes — sont réparties selon des proportions musicales, les distances entre planètes correspondant à des intervalles musicaux » (Wikipedia)

Références :

Le Langage Musical Baroque - Laurent Fichet, Ed. Minerve, 2014

Harmonograph A Visual Guide to the Mathematics of Music – Antony Ashton, Wooden Book, 2003 https://www.bloomsbury.com/us/harmonograph-9780802714091/

  • pdb2019.txt
  • Dernière modification: 2019/03/18 19:06
  • par Benjamin Labomedia